Fessée, punitions, cris… L’éducation autoritaire, à l’extrême, peut gâcher tout le bonheur d’être parent et endommager les liens avec l’enfant. Sans laxisme, ni autorité, la discipline positive est basée sur le respect mutuel et la communication non violente. Caroline a pu tester les deux et elle nous donne son verdict !

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Éducation : Autorité ou Discipline Positive ?

Transcription texte de la vidéo – Interview de Caroline

Tarisayi :

« Bonjour. Alors aujourd’hui on a la chance extraordinaire d’être avec Caroline qui est une maman qui a pu vivre les deux types éducatifs que sont l’autorité et la discipline positive. Et elle va pouvoir nous donner aujourd’hui les impacts sur un enfant. »

Céline :

« Alors bonjour, je suis Céline du blog : www.apprendre-en-s-amusant.com »

Tarisayi :

« Et Tarisayi du blog : www.mykidishappy.com »

Céline :

« Voilà donc comme disait Tarisayi, pour nous c’est vraiment intéressant d’avoir le témoignage d’une maman qui a vécu quelque chose d’incroyable, c’est qu’elle a deux enfants et elle a testé, on va dire, deux types d’éducations complètement différents. Et en fait ça fait longtemps donc elle va nous donner son témoignage. »

 

J’ai élevé mon premier enfant dans l’autorité et j’étais très souvent sur les nerfs

Oui et bien très volontiers. J’ai testé la 1ère éducation bien malgré moi puisque ça correspondait à mon éducation. Et puis ça correspondait aussi à un enfant que je n’élevais pas et que j’avais uniquement pendant les week-ends et pas tous les week-ends. Comme je ne l’élevais pas, j’essayais de lui donner un maximum d’informations sur l’éducation quand je le voyais. Je l’ai fait bien sûr avec les moyens du bord à l’époque mais malheureusement avec beaucoup d’agressivité. Je n’ai pas écouté mon fils. C’était très autoritaire. J’étais très très souvent sur les nerfs. Notre relation — on a fait beaucoup de choses ensemble — mais notre relation était… Je pense que carrément il avait peur de moi tellement je partais dans les tours. Mais pourtant je voulais lui donner le maximum dans un temps limité et faire en sorte qu’il obéisse aux règles. Surtout aux règles qu’on m’avait données à moi parce qu’on était quatre enfants et une fratrie c’est beaucoup plus facile à gérer qu’un enfant unique. Donc ça c’était, c’est mon premier enfant que j’ai vraiment élevé dans l’autorité et à qui je n’ai pas laissé de champ libre pour s’exprimer.

 

Pour mon deuxième fils j’ai décidé de tester la Discipline Positive et je l’ai éduqué avec mon coeur

Par contre, j’ai eu un deuxième enfant 13 ans plus tard. Il y a une chose qui m’a énormément marquée, quand mon deuxième avait 4 ou 5 ans: je me suis mise à crier sur le plus petit et le grand s’est énervé en disant: « Ah non hein, tu ne vas pas recommencer ! ». Et ça a été terrible pour moi parce que je me suis rendu compte de l’impact que j’avais eu sur son éducation. Ce qui n’était pas du tout mon souhait à l’origine. Et la conscience qu’il avait de ça… j’en ai des frissons. »

Céline :

« C’est ça qui a été le point de bascule pour toi? »

Caroline :

« Et en fait ça a été le point de bascule. Pour mon deuxième fils, je me suis dit: « bon, j’ai des règles de vies, j’ai des exigences… mais hurler, ça sert à rien en fait. ». Il avait vraiment des règles de vie à respecter mais j’ai énormément écouté mon deuxième enfant. Je l’ai énormément accompagné. Et aujourd’hui il a bientôt 21 ans et franchement je viens d’avoir un super cadeau de fête des mères parce qu’il m’a envoyé un message fabuleux en me remerciant. Donc voilà, je voulais vraiment partager ça avec vous parce que, il faut prendre conscience que ça va vraiment impacter la vie, toute la vie de ces petits bonshommes, de ces petites bonnes femmes qui ne sont pas des propriétés mais qui sont des êtres humains. On peut malheureusement vraiment abîmer une vie sans en être conscient. Même si, comme on disait tout à l’heure, j’ai fait avec les moyens du bord. Voilà, c’était avec mon cœur. »

Aujourdh’ui, mon fils ainé ne me parle plus alors qu’avec mon deuxième j’ai une magnifique relation

Tarisayi :

« Et du coup tu vois une différence de relation entre toi et ton fils? »

Caroline :

« C’est simple, mon fils ainé, je ne le vois pas. Alors que mon deuxième fils, ce n’est pas que je le vois tout le temps parce que je ne suis pas non plus une maman, même si lui il dit que je suis une maman poule parce que j’ai été toujours une maman attentive, mais en fait je le laisse vivre ce qu’il veut. Il sait qu’il peut compter sur moi, il revient souvent me voir, et en plus il est autonome, vous voyez. »

Céline :

« Donc grâce à la discipline positive le quotidien était meilleur et tu as élevé un enfant beaucoup plus accompli? »

Caroline :

« Oui, pour mon deuxième j’étais sur une belle voie. Pour le premier bon, c’était le premier, je ne savais pas, c’était une situation difficile… Mais en tout cas l’autorité, ça ne sert à rien. Crier sur un enfant, ça ne sert à rien. Ça ne sert qu’à démolir l’enfant en fait. C’est avec beaucoup d’émotions que je vous dis ça parce que je ne l’ai jamais confié. »

Tarisayi :

« Merci beaucoup pour ce partage. »

Caroline :

« Et puis, une chose que je peux vous dire, c’est que je trouve votre boulot à toutes les deux super, indispensable, pour que vraiment les parents prennent conscience de cette force que l’on donne à nos petits bouts pour leurs vies futures. »

Céline :

« Et bien merci à toi de témoigner pour aider d’autres parents. À bientôt, bye bye ! »

 

Eduquez vos enfants dans la joie. Merci pour tous les enfants. On vous aime très fort.

 

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