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Pour retrouver mes longues journées d’enfant, ces journées bien remplies dans lesquelles j’avais le temps de faire une tonne de choses, mon fils de quatre ans m’a emmené sur un chemin, simple et merveilleux. Un chemin accessible à tous, sur lequel ma course folle s’arrête, mes journées s’allongent et je découvre que j’ai à nouveau le temps de faire beaucoup de choses.

Savourer le moment présent sans penser au moment futur

La vitesse de défilement de ma vie est directement liée à mon volume de pensées. Plus je pense et plus le temps passe vite. Si je prends conscience de chaque chose que je fais, si je vis pleinement chaque moment comme un enfant, je retrouve la longueur de ma vie d’enfant.

C’est ainsi que je peux allonger mes journées, et faire beaucoup plus de choses. Simplement en pensant moins et en savourant l’instant présent.

En pensant au futur ma vie défile à une vitesse folle : exemple d’une fin de journée

J’ai prévu d’aller au supermarché. En chemin je rencontre ma voisine qui s’arrête pour me parler, et je m’arrête poliment mais en fait je ne l’écoute pas vraiment car je pense surtout à ma liste de course, rentrer vite à la maison pour préparer le repas avant le bain de mon fils et l’histoire du soir.

Puis arrivée au supermarché je vais chercher mes aliments dans la précipitation en pensant au repas du soir. Pendant le repas, je me demande s’il va vite finir sa bouchée pour pouvoir enfin aller prendre son bain. Puis lorsqu’il est dans le bain, j’espère qu’il va vite en sortir pour avoir le temps de lire une histoire avant l’heure du coucher. Et… ahhhh je peux enfin souffler, c’est l’heure de l’histoire.

Dans cette situation, ma journée est passée à une vitesse folle, j’ai eu l’impression de ne rien faire, de courir pour arriver à tout gérer avant l’heure de l’histoire du soir et ma journée est déjà finie. C’est vrai, à chaque fois que je faisais quelque chose, je pensais à autre chose. Donc au final, je n’ai rien vraiment fait puisque mes pensées étaient ailleurs.

Mon fils pendant ce temps savoure chaque moment

Sur le chemin pour aller au supermarché il prend le temps d’observer une feuille transportée par le vent, de monter sur un petit muret et d’entraîner son équilibre, de regarder un pot de miel dans une boutique. Il prend le temps d’observer la jupe de ma voisine et sa façon de se balancer dans le vent, d’écouter le timbre de sa voix, de sentir son parfum. Puis il fait travailler ses muscles en ouvrant la lourde porte du supermarché. A l’intérieur du supermarché, il s’arrête quelques secondes et s’empli de l’odeur de la viande, puis des pêches, puis du fromage. Il tire le petit panier à roulette, il se hisse pour atteindre des articles, puis les dépose dans son panier. Il touche des étiquettes, il observe des couleurs et des formes, il écoute des sons.

Lors du repas il observe le plat, sent l’odeur qui s’en dégage, il prend sa fourchette en main, la plante dans son steak de soja puis la porte à sa bouche. Il mâche, il avale. Puis il parle, écoute, prend une bouchée, déguste, mâche, avale. Il prend son verre, se concentre pour que l’eau reste à l’intérieur, le porte à sa bouche, met l’eau dans sa bouche, boit et repose son verre.

En savourant chaque moment, mon fils a de longues journées

Dans ce même laps de temps, mon fils a fait 347 choses et moi j’en ai fait 5. Mon fils vivait dans le présent, et moi j’étais en pilote automatique. Mon fils a eu une longue journée bien remplie et moi j’ai eu une journée beaucoup trop courte. Mon fils a savouré chaque instant, et moi je n’ai pensé qu’au futur.

Je remercie tendrement mon fils de m’avoir permis de prendre conscience de l’importance du moment présent. Ainsi que Deepak Chopra, de m’avoir appris à méditer grâce à ses méditations guidées.

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