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Hier, j’ai eu la chance extraordinaire de rencontrer Arun Gandhi, le petit-fils du Mahatma Mohandas Gandhi lors de sa venue à Paris, et d’écouter son enseignement sur la non-violence dans l’éducation. Son message est si précieux que j’ai envie de le partager au monde entier. Alors le voici.

Comment Gandhi a enseigné la non-violence à son petit-fils de 12 ans

Arun Gandhi a grandi en Afrique du Sud. Il a été battu par les blancs car il était trop noir, et par les noirs parce qu’il était trop blanc. Ces expériences ont généré de la haine en lui et l’esprit de vengeance. Lorsqu’il a eu douze ans, ses parents ont décidé de l’envoyer en Inde aux côtés de son grand-père, Mahatma Mohandas Gandhi, pour qu’il lui enseigne la non-violence.

Son grand-père lui a alors donné un petit cahier noir, et il lui a demandé d’y consigner tous ses épisodes de violence générés par la colère puis de trouver une solution à chacun d’eux. Car la colère est, lui disait son grand-père, comme l’électricité. C’est une énergie très puissante qui mal canalisée, détruit tout sur son passage. Mais qui redirigée dans un but constructif peut servir le monde et l’humanité tout entière. Arun Gandhi a consigné ses épisodes de colère durant des années et trouvé une solution à chacun d’eux. Et il est aujourd’hui un des plus grands représentants de la non-violence de notre monde.

Comment Gandhi réagissait lorsque son petit-fils Arun venait le déranger lors d’une réunion politique

Gandhi avait besoin de réunir des fonds pour une cause qui lui était chère et a décidé de vendre ses autographes 5 roupies. Arun son petit-fils était en charge de récolter les livres à dédicacer ainsi que les 5 roupies pour chacun des autographes demandés. Il les présentait en pile à son grand-père avec les 5 roupies dans chacun des livres ou carnets.

Voyant tant de personnes désirer un autographe de son grand-père il a souhaité lui en demander un lui aussi. Mais il n’avait pas d’argent. Alors il a inséré une feuille dans la pile de livres pensant que son grand-père ne remarquerait pas qu’il manquait les 5 roupies. Mais lorsque Gandhi a vu cette feuille, il est allé voir Arun pour lui demander pourquoi il n’y avait pas les 5 roupies. Quand Arun lui a expliqué que c’était pour lui, Gandhi lui a précisé que sa cause lui était chère et qu’il ne ferait pas d’exception pour son petit-fils. Que s’il voulait son autographe il avait besoin de travailler pour gagner 5 roupies.

Arun n’avait pas envie de travailler pour obtenir un autographe de son grand-père, alors il s’est dit que s’il venait déranger son grand-père lors d’une réunion avec des hauts politiciens, il lui signerait certainement rapidement son petit papier pour qu’il le laisse tranquille. Son grand-père le voyant arrivé en pleine réunion ne l’a pas signé. Et lorsque Arun a commencé à faire du bruit pour obtenir ce papier, Gandhi l’a pris dans ses bras, lui a mis la main sur la bouche et a serré sa tête sur son cœur. Puis il a poursuivi ses discussions politiques avec son petit-fils dans les bras.

Arun Gandhi nous explique que lorsque nous sommes en train de travailler, nous cherchons souvent à nous débarrasser de nos enfants pour pouvoir nous concentrer, à les envoyer dans une autre pièce par exemple. Mais que si dans une telle situation nous choisissons de les accueillir, nous y semons de belles graines de bienveillance.

Que ferait Arun Gandhi si un petit enfant de 3-4 ans le tapait avec violence ?

Il m’a regardée droit dans les yeux et m’a dit « React with non aggression » je réagirais sans violence. Il m’a expliqué que l’important est de prendre le temps de lui parler de ce que ça lui fait lorsque quelqu’un le tape et qu’il a mal. Et d’ainsi l’amener à comprendre que s’il tape, il fait mal.

J’ai envie de relier ce message à celui, cité plus haut, de l’analogie entre la colère et l’électricité. En tapant avec violence, le petit enfant utilise la puissance de sa colère dans un acte destructeur. En lui parlant avec amour et bienveillance, nous pouvons lui apprendre à rediriger sa toute puissance vers un acte constructeur et important pour lui. Et ce petit enfant deviendra peut-être lui aussi un des plus grands ambassadeurs de la non-violence grâce aux graines que nous semons en lui.

Le voyage de la graine de paix

Arun Gandhi raconte l’histoire d’un roi indien qui souhaitait connaître la définition de la paix. Le roi indien demande à chacune des personnes venant chez lui ce que signifie la paix, mais aucune définition ne le satisfait vraiment. Un jour un homme qui n’avait pas la réponse lui suggéra d’aller voir un vieux sage qui habitait le village voisin.

En arrivant chez le vieux sage, le roi lui pose son éternelle question : qu’est-ce que la paix ? Le sage se retire pour chercher quelque chose puis revient avec une graine de blé. Il la tend au roi et lui dit voilà, c’est ça la paix. Le roi ne comprend pas, mais ne voulant pas le montrer le remercie et s’en va avec sa graine.

De retour chez lui, il dépose la graine dans une petite boite en or. Et chaque jour, il ouvre sa boite pour comprendre ce qu’est la paix, mais il ne voit qu’une graine dans une boite et ne comprend toujours pas. Un jour, l’homme qui lui avait suggéré d’aller voir le grand sage revient le voir. Le roi le remercie encore de lui avoir proposé d’aller voir le grand sage et lui explique qu’il a reçu une graine, mais que cela ne résout pas sa question, il ne comprend toujours pas ce que signifie la paix.

C’est ainsi que l’homme lui explique que s’il met cette graine au contact des éléments elle donnera un champs de blé.

Arun Gandhi conclut que celui qui trouve la paix en lui et la garde dans son cœur, la laisse périr avec lui. Mais que l’homme qui diffuse son message de paix construit lui aussi, un champs de blé.

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