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Maria Montessori nous invite à penser le rôle de l’éducateur et à nous y préparer intérieurement. Trop souvent, sous couvert de la légitimité de sa toute-puissance, l’adulte réagit avec colère et orgueil aux réactions gênantes de l’enfant « timidité, mensonge, caprices, pleurs sans cause apparente, insomnie, peur excessive » etc. De son côté, Maria Montessori nomme ces réactions « état inconscient de défense de l’enfant ». En ôtant ce masque social de domination de l’adulte sur l’enfant, nous pouvons découvrir le véritable rôle de l’éducateur… Être une aide utile au développement de l’enfant et ainsi permettre son éveil social.

Être un modèle de grâce et courtoisie

L’enfant, entre 0 et 6 ans absorbe tout son environnement. Il est donc primordial que l’éducateur incarne lui-même les principes qu’il souhaite transmettre à l’enfant. Pour cela, l’éducateur a besoin de prendre soin de s’adresser à l’enfant avec douceur et courtoisie en utilisant un langage précis, de se mouvoir avec élégance et délicatesse. De l’inviter à travailler, ranger et nettoyer sans jamais le forcer. De répondre à chacun de ses appels à l’aide. De se concentrer sur ce que l’enfant a de positif sans ne jamais en parler de manière négative. Cela implique de penser l’enfant positivement même dans les situations peu confortables.

Apporter une aide utile

Le rôle de guide de l’éducateur consiste à enseigner le nécessaire et à éviter le superflu : « Toute aide inutile est une entrave au développement ». Il n’est pas utile d’indiquer à l’enfant où se trouve son erreur, à force de répétitions, il est capable de l’identifier lui-même et de s’auto-corriger. Une fois l’erreur découverte, sa joie est intense. Il n’est pas utile d’aider l’enfant à porter un objet lourd s’il ne demande pas d’aide, et ceci tout particulièrement vers deux ans lorsque l’enfant est dans sa période de l’effort maximal. Il n’est pas utile de faire à la place de l’enfant suite au constat de sa lenteur, ce qu’il veut faire lui-même (comme par exemple s’habiller, manger, se laver, etc.). Car il est alors – empreint de patience – entrain de réaliser des actes compliqués en surmontant de nombreux obstacles. « L’apport du superflu et le manque du nécessaire sont les deux principales erreurs ; la ligne de démarcation entre ces deux extrêmes indique le niveau de la perfection ».

Préparer l’environnement de l’enfant

L’environnement doit permettre l’activité spontanée de l’enfant, encourager la concentration et répondre aux périodes sensibles. Il revient à l’éducateur de penser et préparer l’environnement de l’enfant.

L’enfant a une taille plus petite que celle de l’adulte. Un environnement adapté dispose donc de mobilier adapté à sa petite taille. Par exemple, pour que l’enfant puisse se concentrer sur une activité, il a besoin d’avoir les deux pieds ancrés au sol. Un environnement adapté lui propose donc des chaises permettant à ses pieds de toucher le sol.

Pour favoriser l’activité spontanée de l’enfant, l’éducateur doit s’assurer que le matériel est accessible librement, est décontextualisé et à but défini (afin de favoriser la répétition) et est susceptible d’intéresser l’enfant. De plus, chaque activité doit offrir la possibilité à l’enfant d’être autonome du début à la fin de l’activité. Par exemple pour une activité de peinture, l’enfant a besoin d’être en mesure d’aller chercher une feuille lui-même, de la déposer sur le chevalet, de la peindre, de nettoyer et ranger le matériel et de faire sécher son oeuvre lui-même.

Pour éviter la compétition entre les enfants, il incombe à l’éducateur de s’assurer que chaque matériel est disponible en un seul exemplaire.

Il est important que l’environnement préparé par l’éducateur réponde aux périodes sensibles de l’ordre, du mouvement, du langage, du développement social, du développement sensoriel, et des petits objets.

Mettre l’enfant en contact avec son environnement

Une fois les activités pensées et l’environnement préparé, il revient à l’éducateur de mettre l’enfant en contact avec son environnement. C’est-à-dire de lui présenter les activités.

Le moment idéal pour présenter une activité est le moment où le guide intérieur de l’enfant l’attire vers une activité donnée. En présentant une activité à l’enfant, l’éducateur transmet sa culture. C’est un moment très important pendant lequel l’éducateur a besoin d’être complètement disponible.

Pour que l’enfant puisse absorber facilement l’activité, l’éducateur a besoin de réaliser sa présentation en silence avec des gestes exagérément lents et précis. C’est ainsi que l’éducateur peut attirer l’attention de l’enfant vers les plus petits mouvements de son corps. Une fois l’activité présentée, l’éducateur peut inviter l’enfant à la reproduire lui-même autant de fois qu’il le désire. Il est important que l’éducateur s’abstienne d’identifier les erreurs de manipulation de l’enfant afin de laisser la possibilité à l’enfant d’acquérir ses nouvelles compétences en ayant confiance en lui et quand le temps sera venu de les contrôler par lui-même, de s’auto-corriger.

Développer le langage de l’enfant

L’enfant acquiert le langage en absorbant celui de son environnement. Le rôle de l’éducateur est d’enrichir son vocabulaire en lui parlant avec des mots justes et précis. Sans le corriger sur ses erreurs de langage mais en reformulant ses phrases approximatives.

 

Respecter l’enfant, son guide intérieur, ses périodes sensibles, sa concentration. La clé est dans l’observation.

Le rôle de l’éducateur est de faire preuve d’humilité face au guide intérieur de l’enfant qui le pousse naturellement à se développer selon son propre programme, et de le suivre. Il est également de protéger le travail et la concentration de l’enfant. Car la concentration viendra nourrir à l’intérieur de lui quelque chose qui lui permettra de s’éveiller au sens social. Mais si la concentration est aussi fragile qu’un bourgeon et qu’il est donc capital de la protéger lorsqu’elle apparaît, il n’en reste pas moins du ressort de l’éducateur de ré-orienter l’enfant lorsqu’il a une utilisation inappropriée du matériel proposé.

Pour réaliser tout cela, la clé de l’éducateur est d’observer l’enfant. C’est par l’observation que l’éducateur pourra « comprendre ce qu’il faut à l’enfant et, en plus, embellir de ses mains le berceau de son âme en formation. »

Bibliographie : Pédagogie scientifique tome 1 de Maria Montessori, L’Enfant de Maria Montessori, L’Enfant dans la famille de Maria Montessori, Éducation pour un monde nouveau de Maria Montessori

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